Notre honorable compagnie d'aventuriers du Happy Silly Band se réunie aux alentours de 15h, derrières les contreforts d'une gendarmerie hautement gardée. Elle rassemblait un chaman-ogre [le grand Jérémy], organisateur de l'expédition, sa ch'tite femme [Marie], un porc-épique danseur[Adrien], un nain touffu[Florian](j'ai pas dit n'intouffu !!), un barbare[le petit Jérémy], un maître caillouiste level 16[Matthias],un humain maître des vents [Julien](attendez plus tard pour les explications !) et sont apprenti de frère[Luc], un elfe lunette-barre déguisé en homme-des-bois-frisé[Thomas], ainsi qu'un boiteux[Maxime], victime de la soirée de la veille et d'une course à dos de gobelins (évidement, Matthias et moi étions les gobelins !).
Le rendez-vous étant fixé aux alentours de 15h, l'équipe fut rassemblée sur le coup des 15h30.
Après avoir rassemblé des vivres pour la durée du voyage, la compagnie se répartie dans deux charrettes automotrices pilotées respectivement par l'ogre et par le maître des vents.
La herse de l'enceinte fortifiée franchi, les 10 fiers compagnons se mettent en route pour rallier en moins d'une heure et demie une bourgade du nom de Saintes, non loin de la côte, dans le but d'y passer une nuit afin d'augmenter leurs xp de fêtards...
Avant que le soleil n'est entamé sa phase descendante dans le ciel, la compagnie était en vue de la ville de Saintes !
Ils firent cependant halte dans le centre, pour mettre au point un plan pour la nuit. L'ogre et le maître des vents en profitèrent pour aller se rafraichir dans un cour d'eau...
Alors qu'ils réservaient des chambres pour la nuit dans une auberge du coin, les estomacs de nos aventuriers les rappelèrent à l'ordre. Ils firent alors route vers une épicerie de taille imposante, à l'enseigne bleue, blanche et orange (je ferait pas de pub !!) afin de trouver quelques deniers pour se payer un repas dans une taverne tenue par un clown.
Rassasiés, ou presque, ils prirent le parti de se changer afin d'aller goûter quelques unes des bouteilles qu'ils avaient emmenés. Il se révéla qu'elles contenaient des alcools* divers et variés (comme de par hasard hein !) et que leurs contenus, une fois mélangés, étaient d'un goût exquis (j'eus le temps de lire, malgré la pénombre, quelques noms tels que Vodka cerise, Despérados, Smirnoff...). Le maître des vents, ainsi que le nain touffu, montèrent à quel point la nourriture qu'on nous avait servit chez le clown était diététique en vomissant près d'un panneau publicitaire. On se demande encore où ils arrivaient à loger tout ça, étant donnée la quantité de choses qu'ils régurgitèrent...
Après avoir dégusté (pour rester sobre aussi bien dans l'image que dans l'attitude) ces quelques boissons, la compagnie se mit en marche, en rangs serrés à cause du froid mordant, vers ce qui ressemblait à une taverne, comprenant musique, piste de danse, et bar. Les murs rouges délabrés ne révélaient rien de l'intérieur design et chaleureux de ce que l'on appellera : une discothèque !
Un troll berzerk gardait la porte, et refusa quatre de nos compagnons, prétextant le fait qu'ils n'aient pas encore de poils de barbes au menton. Le chaman de la troupe parlementa quelques instants avec le troll, faisant jouer ses pouvoirs psychiques pour le persuader de nous laisser rentrer tous ensemble (vous voyez les mousquetaires ? eh bah c'est pareil au Happy Silly Band !). La cervelle du troll céda aisément sous le poids des arguments bétonnés du chaman, enhardi par les boissons ingurgitées plus haut.
Moyennant finance, nous entrâmes dans l'antre de la fête, régionalement connue dans la région (petit pléonasme XD). Le tavernier, sans doute un pote à Bacchus, nous offrit, avec nos entrées, des consommations gratuites qui furent descendues en moins de temps qu'il faut à l'ogre pour roter (c'est dire !!).
Notre maître caillouiste et moi-même, avide de chair féminine fraiche, nous mirent en quête du calice sacré situé au croisement des sept mondes... non, juste en quête d'une jolie donzelle avec qui danser ! Mais en vain, car l'alcool n'avait pas encore vaincu notre timidité !
La taverne se rempli peu à peu d'habitués qui se mirent à se trémousser d'une manière étrange. Vêtus avec goûts (des couleurs fluo dans tous les sens, des coupes à faire friser un chauve, et des petits machins moches et brillants dans le noir) ils tentèrent d'enflammer la piste de danse. Mais il était encore un peu trop tôt. Les clients n'étaient sans doute qu'à leur premier verre, et notre ami porc-épique refusa tout bonnement d'aller donner un cour de danse à ces amateurs, se réservant pour le final (XD).
Le Happy Silly Band, désormais adepte des soirées en tous genres, monta son campement sur une rangé de banc molletonnés. Ils en furent chassés par un orque ayant abusé de la boisson et qui vida son estomac trop près, et dont les effluves vinrent à bout des nerfs de la compagnie entière.
Mélangeant danse et déconne, la compagnie se dispersa quelque peu afin de couvrir un plus large territoire d'amusement et de recruter quelques accompagnatrices (le deuxième objectif s'est révéler vain, c'est pourquoi je vais vous compter l'histoire du maître des vents et de son apprenti).
Alors que la fête battait son plein, le futur maître des vents invita, comme il est de coutume pour les males de la contrée, quelques jolies filles à danser. Son apprenti suivit son exemple, mais tous deux ressurrent plusieurs refus. J'aimerai dire que le caillouiste et moi avons relevé le niveau, mais personne n'accepta de nous accorder la moindre danse. Cependant, ceux sont les deux frères qui comptabilisent le pus de vents lors de cette soirée, ils méritent donc le titre de maîtres des vents.
La fin de la soirée approchait, et notre porc-épique préféré décida de mettre le feu à la taverne (c'est qu'une expression Adrien, tu poses ce briquet !) en entamant une chorégraphie des plus exceptionnelles jamais vues. Malgré nos voix en menace d'extinction, nos muscles endolories par les efforts de la chasse, et notre faible nombre, le Happy Silly Band encouragea du mieux son membre le plus danseur en scandant son nom tout en applaudissant, dans un ensemble parfait (bah quoi ! allez faire ça après autant de verres et de danses que nous, vous verrez que c'est pas si simple !). Enorgueillis par leurs débuts de soirée, les clampins excentriquement vêtus revinrent en force, dansant à deux ou trois pour déstabiliser notre Adrien à nous !
L'applaudimètre annoncera un ex-æquo. Il semble que les concurrents adverses aient soudoyer le public, et que l'un d'eux avait un point de côté.
Les aventuriers rentèrent à leurs chambres, il était alors 5h. Le barbare, le nain touffu, le caillouiste et le boiteux lutèrent quelques minutes de plus en regardant des manga jusqu'à 5h45.
La suite de la soirée se passa dans un lit, généralement à trois, mais parfois à quatre (c'est d'ailleurs pour ça que le boiteux se mit à boiter de l'autre jambe à son réveil), entre ronflements et pets alcoolisés (ne tentez surtout pas ce genre de choses, les membres du Happy Silly Band sont endurcis et entraînés à ce genre d'exploits, et il s'avère très dangereux de tenter de nous égaler sans avoir préalablement ouvert les fenêtres ou enfiler une combinaison d'astronaute).
Après un réveil difficile, nos aventuriers rendirent les chambres aux alentours de 10h50, et prirent la route de la même épicerie à l'enseigne tricolore de la journée précédente, afin de trouver des provisions pour la route. Leurs coffres pleins de victuailles, ils garèrent leurs charrettes dans un coin de campagne, et déjeunèrent en sirotant quelques litres de cidres (le barbare préféra finir la bouteille de vodka rescapée) et croquant quelques croissants.
Enfin, ils rentrèrent chez eux, se promettant d'autres soirées de ce genre, et d'autres encore plus fameuses...
*Toujours avoir de l'alcool quand on part en expédition, ça peut désinfecter une plaie ouverte, anesthésier une personne si délivré sous forte dose, aider à l'allumage d'un feu, et permettre de pousser la chansonnette et donc d'inventer des notes...